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Aménager sa maison d'hôtes : les adresses parisiennes incontournables pour un design d'exception

À l'heure où Sortir à Paris publie son guide des boutiques et showrooms à découvrir pour aménager son intérieur, la Paris Design Week a accueilli, dans le 4e arrondissement, une installation qui…

Aménager sa maison d'hôtes : les adresses parisiennes incontournables pour un design d'exception

Le silence d'un lieu, premier confort du visiteur

À l'heure où Sortir à Paris publie son guide des boutiques et showrooms à découvrir pour aménager son intérieur, la Paris Design Week a accueilli, dans le 4e arrondissement, une installation qui parle directement à celles et ceux qui reçoivent: le groupe hôtelier chinois H World y a présenté en avant-première Grand Ji, sa nouvelle marque premium. Une raison, pour nous, de regarder comment le choix des matériaux et la conduite d'un parcours dictent, avant tout, l'expérience du visiteur.

Le bâti commande, le design accompagne

On a coutume de dire qu'une chambre d'hôtes se juge à son accueil. Dans les faits, c'est l'enveloppe qui décide — les murs, la lumière, les distances. Les adresses que mentionne Sortir à Paris — Hästens rue de l'Université pour la literie suédoise haut de gamme, The Socialite Family rue Saint-Fiacre avec ses lignes rétro et ses accents italiens, Tikamoon avenue de l'Opéra pour le mobilier en bois massif sur 160 m², ou encore Moncanape.com dans le 3e arrondissement — offrent toutes le même avantage: pouvoir toucher, s'asseoir, comparer une finition à la lumière du jour. Ce qu'une photographie ne transmet jamais, c'est l'inertie d'une matière, le grain d'un bois, la tenue d'un tissu froissé. C'est précisément ce temps d'observation qu'un showroom rend possible — à nous de le prolonger dans la maison qui nous attend.

Quand l'espace ralentit le visiteur

Ce qui frappe chez Grand Ji, conçu sous la direction de Guangming (Ray) Zhou, fondateur de Vermilion Zhou Design Group et chief designer de H World, c'est la primauté donnée au parcours. Avant l'entrée, un mur bas soustrait le lobby au regard de la rue. Le visiteur longe ce mur, accompagné d'un pin, avant d'atteindre un espace de transition où des briques de feuilles de thé compressées introduisent une dimension olfactive. « Nous utilisons l'espace, la lumière, les odeurs, les matériaux, tout, pour vous ralentir », résume Zhou. Il constate que les clients y parlent spontanément moins fort — sans qu'on le leur demande.

Le comptoir de réception s'efface derrière une longue table où l'on prépare le thé. « Quand on entre dans Grand Ji, je veux que l'on ait l'impression d'entrer dans une maison de thé », explique le designer. Cinq éléments — l'eau, les nuages, le pin, la pierre et le thé — irriguent discrètement le projet, sans accumulation de signes immédiatement identifiables. « Nous ne cherchons pas à mettre des symboles chinois partout en disant: “Regardez, c'est chinois.” Nous essayons de revenir à la nature et à la manière chinoise de la comprendre. »

Ce qu'une maison en Alsace peut en retenir

Dans nos colombages, nos grès des Vosges, nos torchis restaurés, la matière parle déjà. Reste à lui laisser de l'air. Zhou le formule simplement: « Dans l'esthétique chinoise, ce que l'on laisse vide peut être aussi important que ce que l'on place dans l'espace. » Lobby, salle du petit-déjeuner, salon commun: partout, des séparations légères plutôt que de vastes plateaux ouverts. Le calme devient une composante du projet, construit par le parcours, les distances, la matière et la perception.

Pour qui aménage ou réaménage une maison d'hôtes en Alsace, la leçon tient en peu de mots: avant de choisir un canapé, vérifier comment il sonne dans la pièce, comment il accepte la lumière changeante de la plaine ou du vignoble. Avant d'acheter une lampe, observer l'ombre qu'elle projette sur un mur de torchis. Les adresses parisiennes documentées par Sortir à Paris donnent un terrain d'observation précieux — à condition de revenir ensuite au matériau qui est le nôtre.